FAQ Little Lou

Réponses à quelques questions fréquentes à propos de «Little Lou / La Route du Sud»

 

Ceux qui aiment Little Lou et sa suite « La Route du Sud » sont Ă©tonnement diffĂ©rents les uns des autres : enfants, adolescents, parents, enseignants, animateurs, amateurs de jazz et de blues, musiciens, amateurs de Bd 
 m’écrivent volontier. C’est une expĂ©rience rare pour un illustrateur, un auteur qui, en dehors de quelques salons a peu de complicitĂ© avec son lecteur. J’ai toujours eu du courrier mais rien Ă  voir avec ce que ces livres suscitent.
Aussi pour Ă©viter de redire souvent les mĂȘmes choses, de redonner les mĂȘme informations, j’ai choisi quelques e.mails significatifs suivis de mes rĂ©ponses. Certains points Ă©tant ainsi traitĂ©s, nous pourrons creuser un peu plus le sujet ou aborder d’autres aspects induits par ces histoires. Cette rubrique est donc appellĂ©e Ă  ĂȘtre enrichie.
Au passage, je remercie Lou, mon hĂ©ros de papier, de me faire rencontrer tant de personnes pleines de curiositĂ©, de dĂ©sirs, de projets
 et qui vont peut-ĂȘtre communiquer entre elles.

 

NB : Je vais faire figurer les noms et adresses-courriels de ceux qui m’ont Ă©crit, mais si ces derniers s’en trouvent gĂȘnĂ©s, qu’ils me le fassent savoir.

 

1 Question d’origine introuvable
Merci pour votre intĂ©rĂȘt portĂ© Ă  Little Lou. Je vous suggĂšrerais:
– de leur parler du lent et douloureux passage de l’esclavage vers le statut de citoyens libres avec le racisme endĂ©mique dans le sud.
– d’aborder l’appel du nord et de l’industrie qui offrait des salaires (maigres certes) comparĂ©e au travail agricole extĂ©nuant dans le sud et perpĂ©tuant les habitudes d’esclavage.
– de parler de la solidaritĂ© ds immigrĂ©s dans les villes du nord qui a favorisĂ© l’adaptation du jazz du sud.
– de voir comment la prohibition a eu des effets pervers: contrebande d’alcohol et dĂ©veloppement de la maffia.
– de voir si vous le souhaitez comment les phases lentes du réçit sont appuyĂ©es sur de l’illustration et du texte de lecture tandis que les Ă©pisodes d’action sont traitĂ©s en bande dessinĂ©e.

 

2 Derya et Emmanuelle décembre 03 <Baremma@aol.com>
Bonjour, nous sommes deux professeurs des Ă©coles stagiaires de l’IUFM de Montigny les Metz et nous vous avions dĂ©jĂ  contactĂ© une premiĂšre fois par e mail mais nous n’avions pas reçu de rĂ©ponse de votre part. Ainsi, nous nous permettons de renouveler notre demande.
Nous vous avions précisé dans notre premier mail que nous étudions en ce moment votre album Little Lou et cela, dans le cadre de notre formation. Nous avons ainsi quelques questions à vous poser:
– nous nous interrogeons sur la prĂ©sence de nombres qui apparaissent dans l’illustration, en particulier le nombre (date ?) 1984 inscrit sur une plaque d’immatriculation, ainsi que le nombre 85 prĂ©sent sur le capot d’une auto.
Que signifient ces nombres?
d’autre part, nous n’arrivons pas Ă  dĂ©terminer de maniĂšre prĂ©cise le lieu et l’Ă©poque oĂč se dĂ©roule l’histoire. Nous pensons au Chicago des annĂ©es 30.
Pouvez – vous confirmez cette hypothĂšse?
Nous vous remercions d’avance pour votre aide.
Bonjour. Je suis Ă©tonnĂ© que vous n’ayez pas eu ma rĂ©ponse Ă  votre mail dĂ©ja ancien. Merci en tout cas d’avoir pris mon bouquin comme objet d’Ă©tudes.
Je (re)rĂ©ponds Ă  vos questions car je ne peux rĂ©cupĂ©rer mes anciens courriers, ayant changĂ© d’ordinateur entre temps.
1984 c’est la date Ă  laquelle j’ai commencĂ© Little Lou. 85 car il a dĂ» se passer une annĂ©e entre les deux. C’est un peu comme pour les sĂ©quences au cinĂ©ma, on ne fait pas les dessins dans l’ordre de la lecture.
Pour le cadre vous avez tout Ă  fait raison il s’agit de Chicago. La rue s’appelle Maxwell Street, c’est lĂ  que se trouve toujours le marchĂ© aux puces. C’Ă©tait le premier ghetto qui s’est tellement Ă©tendu depuis. Si la ville n’est pas nommĂ©e, c’est que je voulais donner Ă  cette histoire une portĂ©e plus gĂ©nĂ©rale. J’avais mĂȘme une image qui montrait la voiture des truands circulant “downtown” ce qui signait bien les lieux. Je l’ai supprimĂ©e pensant qu’ainsi il pouvait s’agir de tous les enfants noirs issus du monde rural du sud et en fait j’avais tort. Plusieurs personnes m’ont reprochĂ© de ne pas avoir assez ancrĂ© dans la rĂ©alitĂ© ce rĂ©cit. Le second Ă©pisode est nettement plus prĂ©cis au point de vue lieux.
Pour ce qui est du temps c’est bien les annĂ©es trente; en tout cas aprĂšs la crise, moment oĂč les noirs se sont mis a quitter le sud pour les usines de Detroit, les abattoirs de Chicago, etc

Mais comme LL ne grandit pas il se pourrait qu’il se retrouve Ă  Paris juste aprĂšs la guerre
 mais ceci est une autre histoire.
Voila en espérant vous avoir renseigné. Bien à vous

 

3 Question d’origine introuvable
Il y a maintenant pas mal de littĂ©rature sur ce sujet. Le grand livre humaniste, le premier Ă  mon sens, reste « Le peuple du blues » de Leroy Jones (difficile Ă  trouver hors bibliothĂšque). Sinon il y a des films comme « Around midnight » de B.Tavernier et la rĂ©cente sĂ©rie de Wenders mais c’est en VO. J’attends avec impatience le prochain film de Clint Eastwood sur Ray Charles

Si vous souhaitez des informations sur le Jazz, le Blues, la culture noire nord-amĂ©ricaine
 le mieux est de taper sur internet oĂč il y a une foule de choses et bien sĂ»r voir ce que votre bibliothĂšque dĂ©tient sur le sujet. La recherche peut ĂȘtre passionnante pour les jeunes car les documents se recoupent: exode sud-nord/ musique/ plantations/ Mississipi / bayous / pratiques vaudous/ usines automobiles/ abattoirs de Chicago/ civil rights/ etc
. chaque mot cache un pan de culture.
Merci de vous ĂȘtre penchĂ©s sur mon petit Lou avec autant de sĂ©rieux.

 

4 Question d’origine introuvable
Le passage en Bd est destinĂ© Ă  accĂ©lerer l’histoire, installer un rythme plus rapide dans ce qui Ă©tait de l’ordre de la vie quotidienne lente, rĂ©pĂ©titive.
Je sais que ce mĂ©lange des genres intrigue parfois mais ce n’est pas pour choquer, simplement faire comprendre qu’Ă  partir de ce moment-lĂ  les choses vont se prĂ©cipiter.
Les jours de fĂȘte Ă  loyer, les party-rent c’Ă©taient des sortes de loto qui se tenaient dans une salle de bar ou un dancing genre salle des fĂȘtes de chez nous, des juke-joints, oĂč toute la communautĂ© se rĂ©unissait pour jouer. Cela permettait de faire circuler le peu d’argent que ces gens dĂ©tenaient et souvent, en forçant un peu le destin, de favoriser les plus dĂ©munis qui n’arrivaient pas Ă  se payer un appartement. Les slums (taudis) des grandes villes grouillaient de monde Ă  cause des cousins des cousins venus du sud sans un dollar et qu’il fallait bien abriter. Il fait si froid dans des villes comme Chicago en hiver alors on trichait un peu pour aider ceux qui Ă©taient trop pauvres. Et lĂ  il y avait de la musique, des chants

Voila ! En espérant vous avoir un peu aidés.

 

5 Jean Morzadec / Radio du Livre (novembre 03) <radiodulivre@wanadoo.fr>
Cher Jean Morzadec
Voici la dĂ©dicace que vous m’avez invitĂ© Ă  rĂ©diger Ă  propos de Little Lou:
« Ami lecteur, si cette dĂ©dicace Ă©tait sonore je te jouerais un de ces vieux blues du delta du Mississipi. J’essaierais d’y mettre du cƓur mĂȘme si, de l’effroyable travail du coton je ne connais rien. Comme chaque fois que je dĂ©croche ma vieille guitare je me sentirais un peu gĂȘnĂ© de m’approprier cette musique que de gens ont crĂ©e dans (grace Ă ?) la peine. Mais j’ai succombĂ© Ă  ce charme proprement magique Ă  l’Ăąge oĂ» le goĂ»t se bĂątit et il fallait qu’un jour je le dise. Mes moyens de conteur ou de dessinateur Ă©tant sensiblement plus affutĂ©s que mes ressources musicales, il vaut mieux pour toi que « Little Lou » reste un bonhomme de papier. Ce livre a connu un chemin plutĂŽt tortueux et escarpĂ© qu’il serait trop long de refaire maintenant avec toi. Mais peut-ĂȘtre me suis-je ainsi partiellement acquittĂ© de ma dette envers le monde noir. « La Route du Sud » en est la prolongation.

 

6 La classe de Cm2 c de 28 Ă©lĂšves de l’école Jules Ferry Ă  Bois-Colombes
Cher Monsieur,
Nous sommes la classe de Cm2 c de 28 Ă©lĂšves de l’école Jules Ferry Ă  Bois-Colombes. Notre maĂźtresse s’appelle Mme Cuaz-PĂ©rolin. Nous avons lu Little Lou. Nous avons beaucoup apprĂ©ciĂ© votre livre et nous voulons vous poser quelques questions afin d’en savoir un peu plus.
Nous attendons impatiemment vos réponses.
La classe de Cm2 C
Nos questions :
AprĂšs la mort de M. Slim aviez-vous toujours autant envie de publier votre livre ?
Oui parce qu’un projet qui reste dans les cartons c’est toujours un peu triste. Il faut que le travail trouve un aboutissement, une forme partageable par autrui. Et puis j’étais trĂšs fier que Memphis Slim qui est Ă  l’origine de mes goĂ»ts musicaux ouvre cette histoire.

Qu’est ce qui vous a donnĂ© envie de faire de la musique ?
Grace Ă  la radio j’ai dĂ©couvert toutes sortes de musiques trĂšs jeune et je crois que contrairement Ă  ce qui se passe Ă  la tĂ©lĂ©vision, l’absence d’image permet de rĂȘver la musique, de l’entendre rĂ©ellement
 de-la Ă  en faire, il suffit d’un petit dĂ©clencheur. Le fait de chanter est souvent ce qui conduit Ă  la musique.

De quels instruments jouez vous ?
Je chante, joue du piano et de la guitare en amateur. Certains disent gentiment que mon manque de technicité est un peu compensé par une certaine conviction

Est-ce que le Bird Nest a réellement existé, ainsi que Mme Blandish et les autres personnages ?
Cette histoire est inventĂ©e mais Memphis Slim et plein d’autres musiciens rencontrĂ©s par la suite m’ont dit que j’avais assez bien reconstituĂ© le « paysage » de leurs jeunes annĂ©es.

Qu’est-ce qui vous a donnĂ© envie d’intĂ©grer de la bande dessinĂ©e dans votre lisvre ? Pourquoi avoir mĂ©langĂ© deux genres diffĂ©rents ?
J’aime la Bd pour son aptitude Ă  coller Ă  un rĂ©cit rapide. Disons que cela fait un peu cinĂ©ma alors pour certains Ă©pisodes la Bd est efficace et puis elle cĂšde le terrain Ă  une forme plus lente de rĂ©cit avec un bloc de texte Ă  lire. Cela structure l’histoire et nuance la façon de la raconter comme dans un rĂ©cit oral oĂč l’on joue du rythme : lent ou rapide, fort ou chuchoté 
Comme vous le savez le rythme existe dans la musique certes mais aussi dans l’image et dans le texte.

Quel est votre livre préféré ?
De moi ou en gĂ©nĂ©ral ? Comme j’imagine qu’il s’agit de mes propres bouquins
 j’aime « Little Lou » et « La Route du Sud », et puis « Barbe bleu », « Riquet Ă  la houppe » ce sont des souvenirs de ma grand-mĂšre j’aime aussi Les 3 Arts : de Lire, du Pot, des Bises, lĂ  ce sont mes enfants petits. J’aime aussi certains livres faits Ă  mes dĂ©buts et qu’on ne trouve plus qu’en bibliothĂšque comme « Le joueur de flĂ»te de Hamelin ».
Et puis dans « Le Royaume des Parfums » c’est un peu une façon de participer Ă  l’enfance de ma femme qui a vĂ©cu dans ces pays ensoleillĂ©s. Mais en gĂ©nĂ©ral dans mes livres, je vois aussi mes defauts, ce qui est loupĂ©. En fait le prochain c’est le meilleur

Le jour oĂč vous prendrez votre retraite, arrĂȘterez vous d’écrire ?
En principe si j’ai toujours des envies et des idĂ©es je continue

Quel sera le thĂšme de votre prochain livre ?
Lou Ă  Paris (histoire de faux monayeurs)
Peut ĂȘtre aussi une histoire de Michelle Nikly sur un maçon qui trouve un petit sabot dans le mur qu’il perce pour crĂ©er une fenĂȘtre, une belle histoire de transmission.

Pourriez-vous Ă©crire un livre sur une classe de cm2. La notre par exemple ?
J’ai au fil des ans rencontrĂ© pas mal de classes et plusieurs de ces histoires improvisĂ©es pourraient faire de bons livres
 c’est vrai ! Dommage que vous soyez si loin. Mais je suis certain que votre maĂźtresse mijote quelque chose !

Combien de temps mettez-vous pour Ă©crire un livre ?
C’est trùs variable
« La Batterie de ThĂ©ophile » je l’ai fait en trois semaines et « La Route du Sud » j’ai beaucoup trainĂ©/six mois de travail effectif rĂ©partis sur six ans parce que je fais plein d’autres choses entre temps.

VoilĂ  j’espĂšre avoir rĂ©pondu correctement Ă  vos questions qui Ă©taient pertinentes.
Le monde Ă©tant tout petit peut-ĂȘtre nous verrons-nous un jour comme j’ai retrouvĂ© M.Slim et d’autres comme Samivel qui a beaucoup comptĂ© par ses livres quand j’avais votre Ăąge.
Bien amicalement Ă  chacun de vous
Jean Claverie

 

7 Southeast Middle School de Baton Rouge, Louisiana (USA mars 04)
Phillip, Lauren, Ethan, Zachary, Alvarez, Kenny, Daniel,
Nathan, Rachel, Chad et Michele Braud <mbraud@ebrpss.k12.la.us>
Bonjour M. Claverie,
Nous sommes des eleves de francais niveau deboutant. Nous avons lu
Votre histoire La Batterie de Theophile. Nous aimons la musique et danser. Autres histoires par vous ?
C’est un plaisir de recevoir un Email de personnes qui habitent cette rĂ©gion oĂč j’aimerais bien retourner et rester assez longtemps. Comme vous aimez la musique ou la danse on ferait un petit orchestre. Vous ne me dites pas votre Ăąge, moi j’ai 58 ans mais j’ai toujours l’impression d’ĂȘtre encore un peu enfant (peut-ĂȘtre parce que je travaille pour la jeunesse?) Votre français est trĂšs bon. Bravo! Continuez

PS J’aimerais beaucoup connaitre votre opinion sur un livre que j’ai Ă©crit et dessinĂ© qui s’appelle « Little Lou » et qui est publiĂ© chez Creative Company (Mankato, Illinois) Si la premiĂšre histoire vous plait, je vous enverrai la suite en français « la Route du Sud » qu’on ne trouve pas aux USA. Tout se passe dans votre pays et vous me direz si je n’ai pas fait trop de faute!
Amitié à tous. Je joins une photo de mon jardin sous la neige de printemps.
NB J’espĂšre bien retrouver trace de leur amusante rĂ©ponse

 

8 Gaëlle Anchisi (janvier 05) <anchisi.gaelle@caramail.com>
Professeur des Ă©coles en primaire (Annemasse, en Haute-savoie), j’envisage de lire Little Lou avec mes Ă©lĂšves de CM1. Avant d’aborder cet ouvrage qui m’a touchĂ©e tant par son rĂ©cit que par ses illustrations, j’ai toutefois une question Ă  vous soumettre : quelle a Ă©tĂ© votre intention en intercalant la petite bande dessinĂ©e relative aux gangsters ? Vous serait-il possible de m’Ă©clairer afin que je puisse rĂ©pondre – sans commettre d’erreur et ainsi respecter votre objectif – aux futures questions de mes Ă©lĂšves. Dans l’attente d’une rĂ©ponse, bien cordialement.
La partie en Bd est là pour accélérer le récit, pour briser la vie tranquille du quartier

Mais il n’y a pas de lecture officielle et vous ĂȘtes libre d’interprĂ©ter les Ă©lĂ©ments qui constituent l’histoire selon la culture des enfants, vos envies aussi
 J’ai du reste renouvelĂ© l’expĂ©rience dans la suite de Lou mais avec une intention un peu diffĂ©rente: le dĂ©but est calme et lent pour Ă©voquer la vie dans le sud et tout s’accĂ©lĂšre au milieu pour que la fin soit plus grave, plus solenelle
 mais on peut interprĂšter lĂ -encore comme on sent les choses.

 

9 Elisabeth Siegler-Sibille (janvier 05) elisasiegsib@free.fr
Bonjour, je suis professeur d’Ă©ducation musicale et viens d’acheter le livre little lou accompagnĂ© de son cd. Cette merveilleuse histoire est accompagnĂ©e d’une musique trĂšs riche mais malheureusement, il n’y a pas les rĂ©fĂ©rences des musiques. OĂč puis-je les trouver ? merci de me renseigner.
Dans l’attente de vous lire. Musicalement
Bonne AnnĂ©e Elisabeth et merci pour l’intĂ©rĂȘt que vous portez Ă  mon enfant de papier. Le disque joint ne me plait qu’Ă  moitiĂ©: ce sont des morceaux de requins de studio sauf un de Memphis. Vous avez raison c’est un monde infini. Le mieux c’est de surfer avec les mots : Jazz, Blues, Boogie, piano stride, hard bop, rag time, etc
 mais la pĂ©riode de Little Lou c’est le Jazz des annĂ©es d’entre deux guerre.
Les grands pianistes c’est Earl Hines, Art Tatum, John Lewis et puis un peu moins cĂ©rĂ©bral : Memphis Slim, plus drĂŽles: Pinetop Perkins, plus rare Winifred Atwell, plus contemporains Carla Bley et M.Petrucciani.
Mais il y a aussi les orchestres
 pour ĂȘtre sĂ»r de son coup avec des adolescents: Nat et Cannonball Adderley
 ils auront le plaisir de dĂ©celer les dĂ©buts du Funk
 mais il y en a trop

 

10 Pascaline Saindor, enseigante (Guyane française Août 05)

 je suis enseignante supplĂ©ante, cette annĂ©e j’aurais une classe de CM1 et je devrais Ă©tudier avec mes Ă©lĂšves votre oeuvre « LITTLE LOU ».
J’aimerais que vous m’aidiez, je ne sais pas comment aborder ce livre avec les enfants, au travers de la lecture, j’ai cru comprendre que l’on abordait le thĂšme de la musique noire amĂ©ricaine, aurait-il d’autres thĂšmes intĂ©ressants, auriez-vous des exercices sur LITTLE LOU, enfin comment dois-je m’y prendre car je ne veux pas bĂącler une aussi belle oeuvre.
Sur votre site, j’ai dĂ©jĂ  trouvĂ© des infos vous concernant.
Merci de me rĂ©pondre Ă  l’adresse suivante :ZAZDAN@WANADOO.FR
Bonjour Pascaline
Merci de vous pencher sur mon livre avec vos Ă©lĂšves.
Outre le jazz, les multiples formes de jazz, le blues trĂšs riche aussi et qui connait des formes actuelles susceptibles d’intĂ©resser des jeunes ( j’Ă©coute en mĂȘme temps que je vous Ă©cris Mighty mo Rodgers « Blues is my walin’wall » que je vous recommande parmi mille autres titres rĂ©cents) il y a la question du racisme qui est bien loin d’ĂȘtre hors d’actualitĂ©, celle du lien de famille, de collectivité  Et puis il y a l’histoire de la prohibition qui a un Ă©cho dans la façon peu efficace dont on aborde le problĂšme de la drogue chez nous maintenant: apparition de maffias complexes et planĂ©taires ou locales, en bas de l’immeuble.
Dites -moi ce que donne votre cours cela m’intĂ©resse


 

11 France Bluegrass
C’est gentil de chroniquer Little Lou dans votre superbe site oĂč il y a plein de copains !
VoilĂ  en qq mots « La Route du Sud »: c’est le retour aux sources ou plus exactement leur dĂ©couverte. Lou est nĂ© dans le Nord, lĂ  oĂč le travail a attirĂ© ses parents. A la faveur d’une tournĂ©e de l’orchestre de Earl Golson, Lou va retrouver ce vieil oncle Sonny dont tout le monde parle, ses parents et son entourage. C’est le magicien de la « blue note » celle qui aide Ă  vivre. Les gangsters seront bien-sĂ»r au rendez-vous avec, en plus, les alligators, la chaleur, le racisme
 j’ai mis longtemps Ă  Ă©crire cette histoire, je le reconnais, mais quand je bricole un truc « à la va-vite » et « à la demande » ça ne me va pas. Pour cette route j’ai pris les chemins buissonniers oĂč il fait trop chaud et oĂč l’on s’arrĂȘte pour boire un petit coup dans les petites boĂźtes de blues, les « juke joints ».
CotĂ© Wood Bee Band, l’orchestre dans lequel je joue habituellement, j’avoue ĂȘtre en rupture du premier CD. Il faudrait represser mais on a de nouvelles chansons, ce serait mieux d’en faire un autre avec le LITTLE LOU TOUR (la formule allĂ©gĂ©e pour la route). Je vais essayer de mettre quelques morceaux, si c’est possible, sur mon site. Affaire Ă  suivre donc.
Donc pour la tournĂ©e, on sera 4: saxo, basse, batterie et votre serviteur au chant et Ă  la guitare ou au piano selon les morceaux. Je mettrai les dates prochainement sur le site. Malheureusement nous devrons vraisemblablement nous limiter au Sud-Est pour cause de non compatibilitĂ© de la vie d’artiste et de prof. avec le boulot de musiciens (amateurs). En tout cas on devrait jouer Ă  Montreuil pour le Salon du Livre et soit une Fnac soit une grande librairie Ă  Paris.

 

12 MĂ©diathĂšque d’Aurillac (rencontre avec des classes Juin 05).
Il n’est pas question de Little Lou dans ce courrier de “bilan” mais 3 des 4 classes avaient trĂšs bien prĂ©parĂ© ces rencontres sur les 2 albums de LL prĂ©cisement:
Ă  Juliette Bruel
Pardonnez ce retard mis Ă  vous dire mon sentiment lors de mes interventions Ă  la mĂ©diathĂšque. Comme les pĂ©riodes plus calmes sont encore lointaines en ces temps de diplĂŽmes et d’examens en tous genres, je mets Ă  profit ce dimanche matin pour mettre mon courrier Ă  jour.
Ces rencontres m’ont semblĂ© vraiment rĂ©ussies parceque les enfants Ă©taient, Ă  l’Ă©vidence, encadrĂ©s par des enseignants de qualitĂ©. Pas l’ombre d’une « classe morte » mais bien plutĂŽt des enfants curieux, sans retenue Ă©xagĂ©rĂ©e et d’une grande bienveillance entre eux. J’ai donc essayĂ© de faire en sorte que le contenu essentiel de ces ateliers passe le mieux possible: l’image a partie liĂ©e avec les mots, avec le texte, ce qui la distingue d’autres formes d’art et la rend si proche des matiĂšres en jeu Ă  l’Ă©cole. Les approches ont Ă©tĂ© diffĂ©rentes suivant l’energie de la classe et la mienne bien sĂ»r : scĂ©narisation Ă©lĂ©mentaire, chemin de fer en croquis accessibles Ă  tous, esquisse de texte comme il existe l’esquisse d’image, etc
 J’ai Ă©galement fini sur le petit cours, plus exactement la leçon de dessin qui termine bien ce genre de rencontres tout en conservant Ă©veillĂ© l’esprit de structuration (et que je me refusais Ă  pratiquer jusqu’Ă  trĂšs rĂ©cemment car 20mn de dessin me semblait trompeur)
Les enseignants ont semblé interessés par ma proposition de critiquer par courriel le travail qui découlera de ces mini-ateliers.
Je vous le redis: n’hĂ©sitez pas Ă  leur communiquer mes coordonnĂ©es.
Le seul bĂ©mol tiendrait au fait qu’une classe est venue sans connaĂźtre assez mon travail. La chose en soi n’a rien de dramatique. Nous avons « fait des choses » certes; mais des 4 classes, c’Ă©tait l’expĂ©rience la moins vivante et la moins utile pour l’enseignant. Mais la suite nous dira si cette impression Ă©tait juste.
J’ai acceptĂ© qu’une vidĂ©o de toutes les rencontres soit faite et l’ai regrettĂ© par la suite pour avoir eu qq dĂ©sagrĂ©ables surprises par le passĂ©: des bibliothĂ©caires m’ayant affirmĂ© que la façon dont je conduisais mes ateliers Ă©tait reproduite Ă  l’identique par certains confrĂšres en panne d’inspiration. Mais basta !
Laissez- moi vous remercier ainsi que Martine Maury et toute l’Ă©quipe pour cet acceuil chaleureux. Bien Ă  vous JC

 

13 Anouk et Margaux (ChĂątenoy le Royal oct. 05) <mariemargaux@wanadoo.fr>
Bonjour ! Nous nous sommes dĂ©jĂ  rencontrĂ©s Ă  la bibliothĂšque de ChĂątenoy le Royal, avec notre Ă©cole, nous avions assistĂ© Ă  une exposition de vos livres. Nous avons 10 ans toutes les deux. Nous aimerions savoir si Little Lou 2 va sortir en Ă©dition de poche, et si oui, Ă  quelle pĂ©riode ? Merci d’avance de bien vouloir nous rĂ©pondre.
Bonjour Anouk et Margaux
Votre petit mot m’a fait plaisir. Pour moi il signifie que quelque chose s’est passĂ© lors de notre brĂȘve rencontre.
En principe l’Ă©dition en format livre de poche se fait lorsque la version album est Ă©puisĂ©e. Ce que je sais c’est qu’on devrait avant NoĂ«l trouver Little Lou 2 toujours en album mais avec un bonus sous forme de CD de 3 chansons. C’est tout ce dont je suis certain.
Je vous souhaite un bel automne. Amitié à vos copains de classe et à votre prof.

 

14 Anne-Claude Durand (Trégueux dec 05) <anneclaude.bibliotheque@ville-tregueux.fr>
PS : vous avez évoqué dans la FAQ de votre site Le Peuple du Blues de LeRoy Jones. Il est actuellement disponible en folio.

 

15 Philippe Brun et les enfants du CE2 de l’Ecole Marcel Pagnol (Moriùres les Avignon)
Bonjour,
Je suis Philippe Brun, professeur de musique Ă  Montfavet et j’interviens dans une classe de CE2 pour leur parler du jazz aprĂšs lecture de votre trĂšs beau livre.
1° Avez vous des dessins que je puisse intégrer à un document papier pour la classe sur le jazz, issu du livre ou non, que je puisse reproduire avec votre autorisation? (26 élÚves)
2° J’ai vu que vous avez fait des planches prĂšs de Gordes… si vous passez dans la rĂ©gion, pouvez vous nous contacter car nous sommes Ă  MoriĂšres les Avignon, Ă©cole Marcel Pagnol ! (possibilitĂ© sĂ©ance de dĂ©dicace de nos livres, questions-rĂ©ponses sur l’Ă©criture du livre, toute autre proposition…)
3° Je prĂ©pare une crĂ©ation de chanson avec eux (je suis compositeur arrangeur) et serais trĂšs flattĂ© d’Ă©crire une chanson avec vous, ou vous avec eux… sur le thĂšme du jazz, de l’univers de little Lou. Ou plusieurs chansons pour illustrer les images de votre livre… tout est faisable avec votre permission !
Bonne année !
Philippe Brun
Ces liens pour nous connaĂźtre:
www.cours2musique.fr
http://creche.des.oisillons.free.fr
http://chorale.cantilene.free.fr

Bonjour Philippe
Merci pour l’intĂ©rĂȘt que vous portez Ă  mon fiston de papier. Bravo pour votre site et les musiques qui s’y trouvent (toutes ne marchent pas cependant)
Je passe parfois dans votre rĂ©gion que j’aime mais quand j’y reste pour le plaisir c’est au moment des vacances et vous Ă  ce moment là

Cette annĂ©e j’Ă©tais au Salon du livre de Sablet en juillet. Dommage qu’on ne se soit pas rencontrĂ© Ă  ce moment.
Alors pour ce qui est des dessins ne vous gĂȘnez pas pour reproduire des images du bouquin. J’ai bien des croquis, des recherches pour les 2 livres « LOU » et « La Route du Sud mais c’est sur calque donc difficile Ă  scanner. Il y a aussi des images de zique dans la « Batterie de ThĂ©ophile ». Pour la musique bien sĂ»r si une chanson vous trotte dans la tĂȘte ne vous gĂȘnez pas je serai ravi de l’entendre et pourquoi pas de faire un couplet.
Amitié et Bonne année
Jean Claverie
Bonjour Jean,
voici la suite de notre aventure !!
vous pouvez tĂ©lĂ©charger la chanson sur Little Lou sur http://musique.tavan.free.fr ainsi que les photos des enfants et les autres chansons du disque. (non distribuĂ© pour l’instant mais fait Ă  quelques exemplaires en distribution gratuite)
Ă  bientĂŽt la joie de vous lire ou de vous entendre (06 14 98 38 23)
Je verrai les enfants jeudi… si vous voulez leur passer un message…..
Nous vous attendons, sur la route de vos vacances, si l’envie vous dit de venir nous voir sur MoriĂšres.
Avez vous une adresse postale pour qu’on puisse vous envoyer le disque et des dessins !
Ă  bientĂŽt

 

16 Virginie Lefebvre (22 Jan 06) <virlefebvre@nordnet.fr>
Je recherche deux de vos livres édités chez Albin Michel:
Le Petit Chaperon rouge
La Barbe Bleue
Savez-vous comment je peux me les procurer?
En effet, j’ai pu les Ă©tudier avec mes Ă©lĂšves car je les ai trouvĂ©s en
bibliothÚque. Mais il serait préférable que je les aie dans ma classe.
Ainsi, je peux travailler sur le relation texte-image.
Merci
Virginie Lefebvre

Merci de vous interesser à ma « production ». Je comprends votre
agacement: construire un projet et se retrouver trahie par
l’intendance. De mon cĂŽtĂ© c’est assez rageant de voir que mon travail
s’ensable alors qu’il y a un intĂ©rĂȘt mĂȘme si ce n’est pas celui des
supermarchés (décidément je ne comprendrai jamais les lois obscures du
marketing)
Comme votre demande s’ajoute Ă  beaucoup d’autres, cette fois
j’interroge Albin-Michel pour en savoir plus.
A ma connaissance ces livres ne sont pas épuisés. Avez-vous essayé par
Amazon (adresse sur la page d’acceuil de mon site) et aussi auprĂšs de
votre libraire qui doit commander.
Merci de me tenir aucourant
Bien Ă  vous
Jean Claverie

Le 21 janv. 06, Ă  20:29, virginie lefebvre a Ă©crit :
VoilĂ  en fin des nouvelles concernant « La Barbe Bleue ». Ce livre n’est plus Ă©ditĂ© en album chez Albin Michel. Il est maintenant publiĂ© en poche chez Gallimard jeunesse et je n’ai pu le trouver que sur Amazon. Ma libraire n’a pas pu le trouver. C’est vraiment dommage!
Merci de m’avoir rĂ©pondu si vite, Virginie Lefebvre

 

17 Audrey (avril 06) <audrey368@hotmail.fr>

Bonjour,
je viens de decouvrir votre album little lou (mieux vaut tard que jamais).
j’ai adore cet album, vos illustrations, votre humour, et la legerete avec laquelle vous abordez des sujets difficiles qui restent d’actualite.
je souhaiterais savoir qui vous a inspire les personnages ray slide ( ray charles?) et earl golson (est-il reel? benny golson?) car j’aurai besoin de dicerner le reel de la fiction pour un travail sur votre oeuvre et mes differentes recherches ne me permettent pas de repondre a ces questions.
merci pour les moments de lecture plaisir que vous m’avez offert;
en attente de votre reponse.
Audrey

Bonjour Audrey
Merci de vous ĂȘtre penchĂ©e sur Little Lou.
Vous avez vu juste: les noms des personnages sont des assemblages de noms et prĂ©noms de musiciens aimĂ©s. Earl Golson c’est d’une part le pianiste Earl Hines dĂ©couvert lors d’un trop rare concert de jazz alors que j’avais 14 ans et Golson c’est bien sĂ»r comme vous l’avez devinĂ© en connaisseuse Benny Golson, l’homme aux arrangements sophistiquĂ©s. Ray pourrait ĂȘtre effectivement Ray Charles ou alors Ray Brown. Cab c’est Calloway. Le camion du laitier en ouverture de « La Route du Sud » c’est Luther Allison et son fils etc
 Chacun peut y aller de sa culture, une sorte de jeu ou tout le monde gagne Ă©tant donnĂ© que je ne suis pas puriste et adepte d’une hiĂ©rarchie qui place le jazz loin devant le blues, la soul devant le R’N’B, lui-mĂȘme prĂ©cĂ©dant le rock et ainsi de suite: j’aime ces plaisirs diffĂ©rents que procurent ces musiques, chacune Ă  sa façon. Sophistication harmonique ou rythmique, simplicitĂ© rurale envoĂ»tante, pulsion qui fait que l’envie de danser vous saisit etc

VoilĂ  Audrey j’espĂšre avoir un peu rĂ©pondu Ă  vos attentes. Vous trouverez plein de rĂ©ponses sur le FAQ du site dont l’adresse est situĂ©e en bas de page. Si vous n’y voyez pas d’inconvĂ©nient je placerai notre Ă©change dans ce FAQ.

 

18 Marie-Cecile Balthazard (22 mai 06) <bmarie.ce@free.fr>
Bonjour,
Je prĂ©pare le concours de professeurs des Ă©coles et j’ai choisi de prĂ©senter Little Lou lors de l’oral de LittĂ©rature Jeunesse. J’ai dĂ©jĂ  fait de nombreuses recherches mais il me manque quelques petits dĂ©tails.
En effet, j’ai vu que Little Lou avait eu quatre prix :
– Totem de l’Album Montreuil 1990
– Bulle d’Or Brignais 1990
– Prix Octogone Musique 1990
– Mention Graphique Bologne 1991
J’aimerais savoir quels sont les critùres du jury et qui sont les personnes qui le compose (enfants ou/et adultes).
Bonjour Marie-CĂ©cile
Merci d’avoir choisi mon petit Lou pour votre concours
Je réponds donc en « romain » à vos questions en italique
Les critĂšres sont souvent imprĂ©cis pour ces prix c’est une affaire de coups de cƓur le plus souvent. Pour avoir fait partie de jury je sais que chacun dĂ©fend ce qu’il aime et le dĂ©bat est plutĂŽt informel. Il y avait Cueco et Tomi Hungerer, Bernard Epin pour Le Totem. Pour l’Octogone: Jeanine Despinette. Pour Bologne Etienne Delessert je crois me souvenir. Pour les autres prix je ne me souviens pas.

De plus, je ne sais pas Ă  quoi correspondent prĂ©cisĂ©ment ces prix donc j’aimerais que vous me disiez quelques mots sur eux.
Le Totem c’est un peu le Goncourt pour le jeunesse. Son Ă©quivalent est le prestigieux Prix Caldecott aux USA. La Bulle d’or c’est un prix pour la BD essentiellement. L’Octogone est le prix du Centre de Litt. Jeunesse de Charleville MeziĂšres qui a pris bp d’importance ces derniers temps, Bologne c’est l’album de l’annĂ©e Ă  un niveau international (la mention vient aprĂšs le prix)

De plus, j’ai vu que Little Lou a Ă©tĂ© Ă©ditĂ© en format de poche chez Gallimard collection Folio Cadet.
Oui il y a eu plusieurs Ă©ditions en poche

Dans cette version, il y a un passage ressemblant Ă  une introduction qui correspond Ă  la rencontre entre le pĂšre et la mĂšre de Little Lou,puis il y a un dessin montrant Little Lou avec ses parents : « DĂ©s mon arrivĂ©e, moi aussi j’ai commencĂ© Ă  chanter ». Sur la partie droite du livre, on peut observer qu’il y a comme une premiĂšre de couverture et que l’histoire de Little Lou commence aprĂšs. Mais dans la premiĂšre version de l’Album, il n’y a pas cette « coupure ».
C’est juste le dĂ©coupage est celui que j’avais concu au dĂ©part et que l’Ă©diteur amĂ©ricain (CrĂ©ative Company) avait simplifiĂ© craignant que les lecteurs ne comprennent pas ce montage faisant apparaĂźtre le hĂ©ros aprĂšs la page de titre comme un gĂ©nĂ©rique retardĂ© au cinĂ©ma.

Je voulais donc savoir si c’est votre choix ou celui de votre Ă©diteur ?
C’est mon choix pour l’Ă©dition poche que par ailleurs je trouve appauvrie Ă  cause des recadrages mais c’est la loi du genre quand on change de format.

J’aimerais Ă©galement savoir si vous avez rĂ©alisĂ© les illustrations de Little Lou avant d’écrire l’histoire ou si c’est le contraire ?
Les deux sont « montés » ensemble avec, selon les situations, une premiÚre approche textuelle ou de croquis.

De mĂȘme, comment choisissez-vous les Ɠuvres que vous illustrez ?
Il faudrait plus de temps pour vous en parler ( et je tape lentement) Disons que j’illustre les textes aimĂ©s pendant mon enfance et petit Ă  petit je me suis mis Ă  sentir la nĂ©cessitĂ© d’Ă©crire. Mais j’ai eu parfois des propositions auxquelles je n’ai pas pu dire non. Paul Auster, Michel Tournier etc


Enfin, qu’est ce qui vous a inspirĂ© pour Ă©crire Little Lou ?
L’amour du jazz, du blues, du rythm & blues et de la culture noir-amĂ©ricaine qu’il m’a fallu transformer un jour dans mon Ă©criture
 le dessin associĂ© au texte. Mais c’est une vieille affaire qui remonte Ă  l’aprĂšs guerre, dĂšs que j’ai entendu cette musique sur le poste de radio famillial. Et puis je me suis essayĂ© au piano, au chant, Ă  la guitare, mais en amateur car c’est quand mĂȘme l’image mon affaire. Vous trouverez d’autres infos sur le site dont l’adresse figure en bas de page.

Je vous remercie d’avance pour vos rĂ©ponses. J’ai beaucoup aimĂ© Lou tant pour les illustrations que pour l’histoire de mĂȘme que Little Lou : la route du Sud.
Merci, j’espĂšre vous avoir Ă©tĂ© utile. Bonne chance pour cet oral.
Cordialement,

Le 22 mai 06, Ă  18:57, Marie-Cecile a Ă©crit :
Merci beaucoup pour toutes ces informations précieuses.
Pour la petite info, je prĂ©sente mon oral dans l’acadĂ©mie de Grenoble, mais pour le moment j’attends impatiemment les rĂ©sultats des mes Ă©crits

J’espĂšre avoir la chance de prĂ©senter Little Lou
. Croisons les doigts.
Merci encore
Cordialement.
Marie CĂ©cile Balthazard

 

19 Corine et Jean-Marie Levillain (5 juin 2006) <c.levillain@wanadoo.fr>
Bonjour,
Nous sommes entrain de travailler sur votre magnifique oeuvre Little lou afin de prĂ©parer l’Ă©preuve d’entretien du CRPE.
Nous nous posions une question sur l’illustration et nous espĂ©rons que vous aurez la gentillesse de nous y rĂ©pondre.
Pour ma part je pense que vous utilisez l’aquarelle, mais nous avons des doutes sur une superposition de plusieurs techniques. Nous aimerions donc en savoir plus .
En espérant que vous aurez le temps de nous répondre nous vous remercions par avance.
Mme Levillain Corine

Bonsoir
Merci d’avoir choisi Little Lou.
Effectivement j’utilise l’aquarelle (en lavis techniques)sur un dessin lĂ©ger Ă  la mine graphite sur vĂ©lin d’Arches. Il m’arrive de renforcer le trait quand la couleur est « montĂ©e » avec une mine de carbone d’un noir plus intense. Qq retouches (faux traits, accidents de lavis
 ) Ă  l’ordinateur sous Photoshop.
Voila vous savez tout; aprĂšs il faudrait un petit stage pratique.
Bonne chance pour votre entretien.
Jean C.

 

20 Christelle Denize (7 juin 2006) <cdenize1@club-internet.fr>
Bonjour,
Merci beaucoup de votre rĂ©ponse et pour les messages des enfants Ă  propos de votre concert, c’est gĂ©nial…
Je suis admissible, donc je passe les oraux dont l’Ă©preuve de littĂ©rature de jeunesse.
Il s’agit d’un exposĂ© de 10 minutes (c’est trĂšs court finalement, on ne peut pas trop s’Ă©taler)
Je vous envoie en piÚce jointe la trame de mon exposé pour little lou que je souhaite proposer.
J’ai fait un oral blanc avec des enseignants, ça semble correspondre Ă  leurs attentes, sauf ma lecture qu’il faut que je travaille…
Cependant, j’aimerai quand mĂȘme vous poser quelques questions:
*Qui a choisi d’Ă©diter Little Lou en Folio Cadet?
(de plus, j’ai remarquĂ© quelques diffĂ©rences de texte et d’illustrations entre le folio cadet et l’album gallimard jeunesse)
C’est Gallimard qui automatiquement « passe » en poche les albums qui ont marchĂ©. En principe il n’y a pas de diffĂ©rence en dehors du dĂ©but restaurĂ© comme je l’avais conçu au dĂ©part et que l’Ă©diteur amĂ©ricain « CrĂ©ative Company » avait trouvĂ© un peu trop adulte.

*Quelles Ă©taient vos relations avec Memphis Slim? Pourquoi l’avoir choisi plus qu’un autre?
Quand j’ai eu mon premier Teppaz le vendeur avait joint en cadeau ce disque. Memphis c’est la premiĂšre voix noire que j’entendais: chaude et mĂ©tallique Ă  la fois. Il a Ă©tĂ© l’initiateur et ce n’est que bien des annĂ©es aprĂšs que j’ai pu lui dire l’Ă©motion que me procure invariablement l’Ă©coute de cette musique. A la fin du premier set au « Petit Journal -Montparnasse » j’ai pris mon courage Ă  2 mains et lui racontĂ© cela qui ne devait pas ĂȘtre trĂšs original pour lui, et puis je lui ai racontĂ© Little Lou et il a acceptĂ© d’Ă©crire la prĂ©face.

*Vos raisons de traiter les thÚmes suivants: le jazz, la ségrégation, la prohibition
Y a-t-il un thĂšme en particulier que vous souhaitiez mettre en avant?
Il n’y avait pas eu encore de livre sur le sujet alors je m’y suis mis avec plaisir et les thĂšmes sont venus naturellement. Les thĂšmes que vous pointez sont Ă©galement importants mais on Ă©voque jamais l’envie irrĂ©pressible de faire sonner sa voix ou un instrument, le bonheur de jouer pour autrui, se mettre en danger, rĂ©ussir sa performance aprĂšs l’avoir longuement prĂ©parĂ©e
 c’est ce dont j’ai eu envie de parler par Lou.

*J’aimerai Ă©galement avoir quelques prĂ©cisions sur certains termes du texte (les pages correspondent au filio cadet: les jours de fĂȘte Ă  loyer (p.8) ; l’ivoire (p.18)
Vous trouverez beaucoup de pistes sur le site oĂč je crois avoir expliquĂ© cela:
Pour les fĂȘtes Ă  loyer: Ă  Chicago, on se rĂ©unissait pour un genre de loto « arrangé » destinĂ© Ă  aider les derniers arrivants du sud Ă  payer leur installation.
Taquiner l’ivoire, c’est jouer du piano.

*Pourquoi Little Lou est-il plus grand sur la premiĂšre de couverture?
Peut-ĂȘtre parce que le dessin est un peu plus poussĂ©. En tout cas ce n’est pas volontaire.

*Pourquoi l’image entre le folio cadet et l’album de 1990 est inversĂ©e, sur la premiĂšre de couverture?
Une fantaisie de maquettiste qui voit l’avenir Ă  droite?

*Lors de vos concerts, vous reproduisez des morceaux de jazz célÚbres, comme ceux de Memphis Slim, ou des créations de votre groupe?
Les 2

VoilĂ  je pense que j’ai fait le tour de mes interrogations.
J’espĂšre ne pas trop vous embĂȘter avec tout ça. Merci d’avance
Cordialement
En espérant vous avoir été utile. Bonne Chance et tenez moi au courant. Amicalement
Jean C.

 

21 Laurie Delmont (13 juin 06)<delmontlaurie@yahoo.fr>
Bonjour,
Je prĂ©pare actuellement le concours de professeur des Ă©coles et j’ai choisi pour mon Ă©preuve de littĂ©rature de jeunesse que je passe Ă  la fin du mois, votre petit Little Lou pour qui j’ai eu un coup de foudre!
j’aurais voulu une petite prĂ©cision au sujet de vos illustrations : certaines ne sont pas en couleur, notamment pour le scĂšne se dĂ©roulant Ă  l’Ă©glise, j’aurais voulu savoir ce que vous vouliez exprimer en faisant ce choix.
En vous remerciant par avance pour ce petit Ă©claircissement,
Laurie Delmont

Merci Laurie d’avoir aimĂ© mon fiston de papier.
Les dessins au crayon c’est pour Ă©voquer quelquechose de stable: la vie quotidienne, l’Ă©glise du dimanche, la procession de musiciens qui se succĂšdent soir aprĂšs soir au Bird-Nest
 bref ce qui fait la vie au jour le jour. Mais c’est aussi parceque je les aimais bien ces dessins tels qu’ils Ă©taient sans couleur. Il n’y a pas toujours de logique implacable dans les choix artistiques.
En tout cas bonne chance pour votre exam.
Jean C.

 

22 Les Ă©lĂšves de CE2 de Saint Louis (16 juin 2006) < primaire.stlouis@orange.fr>

Cher Jean Claverie,
Merci d’avoir rĂ©pondu Ă  notre lettre.
Nous aimons votre livre  » Little Lou  » parce que nous aimons les dessins et les personnages.
Encore quelques questions: qu’est-ce qui vous a inspirĂ© l’histoire ?

C’est l’envie de parler d’un monde dont on parle trĂšs peu, celui des noirs aux USA. Il commence Ă  y avoir quelques ouvrages pourtant; mais je suis fier d’avoir un peu inaugurĂ© cet intĂ©rĂȘt.

Pourquoi l’histoire de Little Lou se passe en AmĂ©rique et pas en France ? Est-ce que vous allez faire une suite Ă  Little Lou ?

Dans le prochain Little Lou sur le quel je travaille actuellement, Lou va prendre l’avion pour jouer Ă  Paris, Ă  Saint Germain des PrĂ©s. Il va rencontrer des « Tontons flingueurs » qui sont les correspondants de Carter.

Sonny meurt-il de vieillesse ou d’une maladie ? Que devient Joe Carter à la fin ?
C’est cela. Sonny meurt vraisemblablement d’un arrĂȘt du cƓur, ce qui est une belle mort quand on a atteint un grand Ăąge, au cĂŽtĂ© de son petit neveu Ă  qui il a transmis son savoir et de ceux qu’il aime et qui lui rendent son amour et son estime.

J’adore vos histoires. Moi qui suis folle de dessin, comment faites-vous les regards dans les dessins ?
Margot
C’est une bonne question. D’habitude j’aime faire juste un point quand le personnage est lointain et dessiner la pupille (et paupiĂšres) s’il est vu de plus prĂšs. Mais l’Ă©diteur amĂ©ricain m’avait demandĂ© de corriger cela, car faire un rond blanc avec le point noir est considĂ©rĂ© comme un signe de racisme aux USA (pensez Ă  Banania chez nous). Ce qui m’a paru assez stupide mais je me suis pliĂ© Ă  cette exigence pour Little Lou 1. Je n’ai pas renouvellĂ© cela dans la Route du Sud car pourquoi complexifier le regard alors que le reste du personnage est reprĂ©sentĂ© simplement. Ce qui peut prĂ©senter un contenu raciste c’est ce que dit l’histoire et lĂ  les noirs ont le beau rĂŽle. DĂ©ja le grand peintre Fragonard au XVIIIĂšme siĂšcle dessinait ses personnages lointains avec un point et il y avait bien peu de noirs en France Ă  cette Ă©poque. Tintin aussi a des yeux en point.

J’ai bien aimĂ© votre livre  » Little Lou et la route du Sud  » mais il n’y avait pas assez de suspense. Si vous faites un autre livre de Little Lou, j’aimerais plus de suspense. Merci et bravo.
Arnaud
Bon, j’enregistre et je veillerai au suspens pour « Lou Ă  Paris » tout en gardant le sens auquel je tiens

 » Little Lou, la route du Sud  » c’est trop bien ! Mais pourquoi la petite Carole est sur la premiĂšre de couverture alors qu’elle n’apparaĂźt presque pas ?
Vincent
Bonne question encore. C’est un avant-goĂ»t. Il y a longtemps que j’avais vraiment envie d’opposer Ă  Lou
 son contraire, une petite fille toute claire. Je pensais les faire jouer ensemble, lui du boogie, du blues, du rag et elle, de la musique Irlandaise. Cela aurait donnĂ© une musique mixte mais je sais que ce genre de choc Ă©tait impossible Ă  l’Ă©poque. Ce n’est que plus tard, au prix de difficiles conquĂȘte que la mixitĂ© musicale et la mixitĂ© tout court ont pu « prendre » timidement. Mais ce sera pour une autre histoire, un autre thĂšme, presqu’Ă©crit d’ailleurs.

Nous attendons avec impatience les réponses à nos questions. Un grand Merci.
Merci Ă  vous pour cet intĂ©rĂȘt que je sens sincĂšre.
Amitié
Jean C.

 

23 Aline LE COSQUER (19 juin 06) <aline_lc_72@hotmail.coma>

Bonjour,
Je passe le concours de professeur des Ă©coles dans l’AcadĂ©mie de Nice et pour mon Ă©preuve orale de littĂ©rature de jeunesse qui se dĂ©roule la semaine prochaine, j’ ai choisi Little Lou. Contrairement aux autres candidats qui vous ont posĂ© de questions, je n’ai choisi votre album que la semaine derniĂšre! En effet, lors de mes recherches en bibliothĂšques, je n’avais pas trouvĂ© d’album qui m’avait particuliĂšrement transcendĂ©, et comme il me fallait me dĂ©cider j’ avais optĂ© pour un album Cycle 1 pour lequel j’avais de bonnes idĂ©es d’exploitations. Et puis la semaine derniĂšre, une amie me montre Little Lou et lĂ , durant ma lecture, j’ai Ă©tĂ© happĂ©e, transportĂ©e par l’Ă©motion, tellement de thĂšmes qui me passionnent dans un si petit livre (c’est le format folio Cadet!)! Et puis quelle originalitĂ©! Alors c’Ă©tait une Ă©vidence, il fallait que je prĂ©sente Little Lou pour mon oral! Alors j’ ai beaucoup travaillĂ©, prĂ©parĂ© mon exposĂ© mais Ă©videmment Ă  une semaine de l’ Ă©preuve, je me pose des questions auxquelles je n’ aurais pas le temps de trouver les rĂ©ponses! Je me doute que vous avez beaucoup de travail et si vous ne pouvez pas rĂ©pondre Ă  mes questions, je le comprendrais, cependant si dans ce cas lĂ , vous pouviez juste me renseigner pour la 1) qui me pose un gros souci (et puis la 2) si je n’ abuse pas trop
), votre aide me serait prĂ©cieuse!
Merci par avance!
Et puis il me tarde de pouvoir lire la suite des aventures de Lou, certainement aussi touchantes et palpables que le premier Ă©pisode!

1) Le jury va certainement me questionner sur Little Lou, la Route du Sud, et je ne l’ ai pas trouvĂ© en magasin donc je n’ ai pas pu le lire! Sur Internet et sur votre site, j’ ai trouvĂ© des rĂ©sumĂ©s; seulement comme je suis censĂ© l’avoir lu, pourriez-vous me narrer chronologiquement ce qui s’y passe avec plus de prĂ©cision? De plus , y-a t-il des Ă©lĂ©ments importants et caractĂ©ristiques qui diffĂ©rent par rapport Ă  Little Lou? ( illustrations, couleurs
).

Bonjour Je suis étonné que vous ne trouviez pas cet album en librairie. Mais je vais tenter une réponse express.
HonnĂȘtement, je ne peux pas vous raconter « La route du Sud » en abbrĂ©gĂ© sans enlever passablement de contenu. Disons que Lou part Ă  la faveur d’une tournĂ©e vers le sud, vers ses racines qu’il ne connait que par sa famille, son entourage lui qui est nĂ© dans la banlieue d’une ville du Nord. Il va y retrouver ce vieil oncle qui vit dans une communautĂ© cachĂ©e dans un coin perdu du bayou pour mener un travail sous-terrain qui consiste Ă  faire prendre conscience aux noirs que l’esclavage est bel est bien terminĂ© et qu’il est temps de refuser les vieilles habitudes d’exploitation. Ces gens sont bien sĂ»r surveillĂ©s par des hommes de main des planteurs qui fournissent en alcool les clubs et autres boĂźtes de nuit des villes. AprĂšs de nombreuses pĂ©ripĂ©ties Lou recueillera le socle de sa musique, le blues. Et il jouera pour la premiĂšre et la derniĂšre fois avec son Oncle au cours d’un barbecue d’adieu. Lou dĂ©couvre au cours de l’histoire la violence du racisme et de la soumission. Il dĂ©couvre aussi la dimension un peu magique de cette musique de l’Ăąme et son pouvoir ambigu: soutenir les gens Ă  la peine c’est aussi leur faire accepter leur sort.

2) J’ai vu que Little Lou a Ă©tĂ© publiĂ© pour la premiĂšre fois en 1990 par Creative Education (Ă©dition du Minnesota?): est-ce que cette version Ă©tait en anglais? Si oui, le titre Ă©tait-il le mĂȘme? Et qui a fait la traduction?Est-ce que l’Ɠuvre a eu du succĂšs outre-Atlantique?
Oui cette version Ă©tait en anglais. Elle a Ă©tĂ© traduite par Donald et Kathy Zepp, musiciens des Appalaches pĂ©tris de(s) culture(s) populaire(s). Le livre a connu un succĂšs moyen aux USA comme tout ce qui traite du monde noir et n’a pas Ă©tĂ© crĂ©e par un noir ( problĂšme complexe du racisme Ă  double sens aux USA, un peu long Ă  expliquer ce soir)

3) Est-ce que vous avez vécu aux Etats-Unis?
Non je n’y ai pas vĂ©cu mais j’y ai fait de nombreux voyages en particulier une mĂ©morable remontĂ©e du Mississipi de la Nouvelle-OrlĂ©ans jusqu’Ă  Chicago qui n’est certes pas sur ce fleuve, mais qui est le terme de cette route qu’empruntaient les esclaves puis les « affranchis ». Certains l’appellent la Route du Blues mais le blues a empruntĂ© tant de routes


4) Y a t il des diffĂ©rences remarquables entre le format album et Folio Cadet? (moi j’ ai l’Ă©dition Folio Cadet et je pense d’ailleurs justifier mon choix au jury en disant que ce format qui prĂ©sente un rĂ©cit illustrĂ© permet une transition entre l’ album et le rĂ©cit au Cycle 3).
Oui de grosses diffĂ©rences. Ce n’est pas le mĂȘme objet pour moi qui ai bossĂ© pour qu’il soit ainsi, en album (trĂšs bien produit d’ailleurs). Pour ce qui est de l’aspect pĂ©dagogique je ne saurais pas vous dire

5) En Ă©tudiant les illustrations j’ ai pensĂ© qu’en majeure partie elles sont redondantes (par rapport au texte) car sans les illustrations, on peut comprendre l’histoire; elles ne sont donc pas indispensables. Cependant quelques unes me semblent complĂ©mentaires: juste aprĂšs l’ arrestation des gangsters, on voit Little Lou au piano au Bird Nest et le texte dit « Lou! Et si tu nous jouait quelque chose?  », je pense qu’ici l’illustration est indispensable car elle permet de situer la scĂšne ds l’espace car suite Ă  l’arrestation, le texte ne nous a pas indiquĂ© que tous Ă©taient revenu ds la salle. De mĂȘme, il m’ a semblĂ© que l’illustration prĂ©sentant les parents de Lou et Ray devant la salle de concert est indispensable car elle situe l’action ds le temps (le soir du concert).Mon analyse est-elle correcte?
Je suis un vieux routier de cette question du rapport texte-image pour l’enseigner depuis longtemps et la mettre en pratique quotidiennement. Je comprends votre rĂ©serve mais il me faudrait trop de temps pour analyser (du reste, est-ce Ă  moi de le faire?) le maillage entre tous les visuels qui s’inter-rĂ©pondent et les Ă©lĂ©ments textuels. Ne restez pas en surface (cad narration premier degrĂ©) il y a plein d’indices que curieusement les enfant devinent. Ce n’est pas parce que le texte dit une chose et que l’image en dit une autre que cela suffit pour que ce rapport T/I soit riche. Encore faut-il que l’ensemble permette des niveaux de lecture. Un jour ou j’aurai plus de temps j’aborderai la question de façon plus complĂšte.

6) Little Lou est dans la liste de rĂ©fĂ©rence des Ɠuvres littĂ©raires pour cycle 3; le jury va probablement me demander Ă  quelle classe je l’utiliserais avec les Ă©lĂšves. Pour mes propositions d’ exploitations pĂ©dagogiques, je propose entre autre un travail de recherche sur la condition des noirs aux Etats-Unis Ă  cette Ă©poque et ensuite faire un dĂ©bat sur le racisme en gĂ©nĂ©ral; et alors lĂ  je ne sais pas si c’est mieux au CM1 ou au CM2? (vu que le thĂšme du racisme est dur, je ne sais pas si CM1 c’est pas un peu tĂŽt?)!
Tout dĂ©pend, j’imagine de la façon dont la question est amenĂ©e.
Bonne chance

 

24 Soizic ROULON (5mars 07) soizicr@hotmail.fr

Bonjour, je m’appelle Soizic et je passe le concours de professeur des Ă©coles. J’ai choisi de prĂ©senter « Little Lou » Ă  l’oral car c’est un livre qui me touche beaucoup (j’ai Ă©tudiĂ© l’histoire amĂ©ricaine et je me suis prise de passion pour l’histoire des noirs-amĂ©ricains, de plus j’aime le jazz, Ray Charles et Miles Davis Ă©tant mes prĂ©fĂ©rĂ©s, grĂące Ă  vous j’ai dĂ©couvert Memphis Slim).
Bonjour Soizic
Nous avons donc en commun cet intĂ©rĂȘt pour ce pan de la culture amĂ©ricaine. Je rĂ©ponds Ă  vos questions en caractĂšre romains:

Pourquoi avoir utilisé la couleur et le noir et blanc pour vos illustrations? Pourquoi le crayon?
Simplement parce que j’aime le dessin et l’acte de dessiner, aussi je ne cherche pas Ă  masquer le trait par une technique de couleur couvrante comme la gouache. J’aime l’aquarelle ou le pastel en essuyage qui laissent le trait et donc l’histoire de l’image, apparents. Mais dans ce cas il y a aussi le fait que l’image relativement Ă©conome en couleur marque la distance du temps.

Que signifie la superposition des pianistes p 28-29?
C’Ă©tait pour montrer qu’ils se succĂšdent les uns derriĂšre les autres sur la scĂšne du « Bird Nest » au fil des soirĂ©es et ce Ă  un rythme accĂ©lĂ©rĂ©. C’est une compression du temps et de l’espace en quelque sorte.

Pourquoi y-a-t-il un nid dans le piano p 48-49?
Cela peut vouloir dire d’une part que Lou n’oublie pas ses premiĂšres leçons avec le vieux pianiste au « Bird Nest » et puis aussi suggĂ©rer que Ray, l’initiateur doit un peu « dorlotter » son apprenti, le faire Ă©clore. Le temps de la violence est passĂ©

Quelle était la différence entre ces deux termes pendant la prohibition : « bar » et « boßte de nuit »?
Ce sont des mots français. Le terme de « bar » est d’une acception relativement rĂ©cente aux USA. Ce serait un « juke joint » genre de bar/dancing pour gens trĂšs modestes gĂ©nĂ©ralement Ă  la pĂ©riphĂ©rie des villes ou en rase campagne. On y danse sur de la musique vivante et certains jours on peut y manger des barbecue de tripes dans le nord ou de poisson-chat dans la Louisianne. Le « night-club » Ă©tait en gĂ©nĂ©ral plus chic, pour les blancs seulement; mais plus tard, Ă  Harlem on en a aussi pour les noirs.

Avez vous lu cette oeuvre à une classe de CE2, si oui quelles difficultés ont-ils rencontrées pour la compréhension?
C’est toujours un plaisir de parler avec des enfants en classe. Ils comprennent Ă  peu prĂšs tout, disons la toile de fond de l’histoire avec les questions de racisme (surtout dans la suite: Lou et la Route du Sud) car nous connaissons aujourd’hui malheureusement une situation qui, tout en Ă©tant bien diffĂ©rente, prĂ©sente une violence de mĂȘme nature (heureusement encore attĂ©nuĂ©e, mais pour combien de temps?). J’aime aussi leur jouer parfois un petit morceau Ă  la guitare pour finir, en leur expliquant, lĂ  encore qu’il y a un jazz savant et le blues populaire (c’est plutĂŽt ce dernier que je joue!!) et que cela a donnĂ© naissance aux musiques qu’ils Ă©coutent aujourd’hui. Ils n’ont pas de difficultĂ© Ă  apprĂ©hender ces mutations, ces glissements.

Merci beaucoup de m’avoir rĂ©pondu aussi rapidement. En effet j’ai consultĂ© votre site, et cela m’a dĂ©jĂ  donnĂ© des informations. J’aime vraiment vos oeuvres et j’espĂšre pouvoir faire passer cet amour aux enfants… et aux menbres du jury

 

25 Le CE2 de Mme Claire CHAUSSON, Ecole Jules FERRY à Yzeure /Allier (24 mars 07) claire.chosson@wanadoo.fr
Bonjour monsieur CLAVERIE.
Nous sommes une classe de CE2 de l’école Jules FERRY Ă  Yzeure dans l’Allier et nous avons Ă©tudiĂ© « Little Lou ». Nous allons d’ailleurs aller voir votre exposition au centre de l’illustration de Moulins lundi 26 mars aprĂšs midi.

J’espĂšre que votre visite du 26 vous plaira car j’ai Ă©tĂ© impressionnĂ© par le travail de l’Ă©quipe du Centre de l’illustration pour la prĂ©sentation de mes images. J’aurais aimĂ© vous guider au milieu de tous ces dessins (il y en a prĂšs de 400) et vous raconter des histoires vraies ou inventĂ©es; mais comme je suis un peu loin de Moulins, l’animatrice le fera certainement avec talent.

Nous aimerions vous poser une question : comment s’appelle le deuxiĂšme gangster surnommĂ© « la brute » ? En effet, dans une bulle de la bande dessinĂ©e, il est Ă©crit « Ben !…On les a laissĂ©s dehors ! »Certains Ă©lĂšves pensent que Ben est peut-ĂȘtre le prĂ©nom de la brute, d’autres pensent que c’est l’interjection « ben ! »

> Votre remarque Ă  propos de « ben » est trĂšs juste. C’est la premiĂšre fois qu’elle m’est faite. « ben » dans mon esprit c’Ă©tait l’interjection qui marque l’incertitude, l’embarras. Mais cela aurait pu effectivement ĂȘtre le prĂ©nom de la Brute Ă  qui je n’en ai pas donnĂ©. La confusion vient certainement de l’emploi des majuscules, plus lisibles pour les bulles de BD. Vous l’avez donc baptisĂ© « Ben la Brute »  cela sonne bien.

Nous avons une autre question Ă  vous poser. Nous avons lu votre parodie du Petit Chaperon Rouge, nous l’avons beaucoup aimĂ© et nous voudrions savoir quand il sera rĂ©Ă©ditĂ©. Merci de bien vouloir nous rĂ©pondre et fĂ©licitations pour vos belles illustrations.
A bientĂŽt
Les Ă©lĂšves de CE2 de madame CHOSSON.
> Pour ce qui est du « Petit Chaperon Rouge » Albin-Michel, l’Ă©diteur, m’a promis une rĂ©Ă©dition prochaine mais je n’en sais pas plus. C’est dommage car beaucoup de lecteurs m’Ă©crivent Ă  ce propos et d’autres livres. »Barbe-bleue » revient souvent. Quel dommage que les livres passent Ă  la trappe mĂȘme s’ils ont toujours des lecteurs longtemps aprĂšs leur parution. Heureusement il y a les bibliothĂšques! Si vous m’y autorisez je ferai figurer votre remarque Ă  propos de « ben » dans le FAQ sur Little Lou dans mon site.
> Amicalement

 

26 Marta LORIA (18 juin 2007) figueiredomarta2002@yahoo.fr

Bonjour M.Claverie,
Je travaille toujours sur votre oeuvre Little Lou et j’aimerais vous posez une question Ă  propos de la salopette bleu que porte l’oncle Sonny, le pĂšre de Lou et Lou, est-ce un symbole pour vous de la transmission du blues entre ces trois gĂ©nĂ©rations ? Et, y a t il un jeu de mot entre le mot « blues » et la couleur « blue » de leurs salopettes ?
Merci d’avance pour votre rĂ©ponse.
Marta Loria

Bonjour Marta
Question salopette, dans mon esprit il s’agissait du vĂȘtement standard des couches laborieuses et pauvres. Sur les documents anciens, soit les noirs sont en guenilles soit ils sont en salopette (overhaul est le mot empoyĂ© dans les chansons de Big Bill Broonzy) et il est bien rare d’en voir habillĂ©s en costume (sauf dans les « minstrels shows » oĂ» du reste, souvent leur rĂŽle est tenu par un blanc barbouillĂ© de cirage!
Pour ce qui est de la transmission, rien, absolument rien n’interdit de voir les choses sous l’angle symbolique: on dit bien les « blue-jeans » mais je ne suis pas certain que la couleur bleu soit toujours associĂ©e aussi Ă  la salopette.
NavrĂ© de ne pas ĂȘtre plus prĂ©cis mais je vous le redis vous ĂȘtes libre de lire les images comme vous l’entendez.
Amicalement

 

27 Sébastien Degouve et ses CM2 Ecole élémentaire la Bouverie 08500 Revin (21 sept 2007)

Bonjour, je suis Mr Degouve, le professeur de cette classe. Les Ă©lĂšves ont Ă©tĂ© pasionnĂ©s par l’histoire de Little lou. Ceci leur tenait Ă  coeur de vous Ă©crire. C’est deux Ă©lĂšves de la classe qui ont remarquĂ© les illustrations sur la blessure de Ray Slide.
C’est pourquoi, nous nous sommes permis de vous Ă©crire:

Cher Monsieur,
Nous sommes une classe de CM2. Dans la classe, il y a 26 Ă©lĂšves et notre maĂźtre s’appelle Monsieur Degouve. Nous avons travaillĂ© sur votre livre Little Lou et nous aimerions avoir un renseignement.
C’est au sujet de Ray Slide et de sa blessure au poignet. En effet, dans 3 illustrations, Ray Slide est blessĂ© Ă  la main gauche ( 1 : quand il court avec Lou, 2 : quand la mĂšre de Lou regarde la main, 3 : quand il raconte comment il a surpris le trafic de Joe Carter.)
Ensuite quand il regarde Lou jouer du piano, il a un pansement à la main droite. De plus, le docteur lui dit :  » Solo de la main gauche pendant 3 semaines. »
Ainsi, on aimerait savoir :
– de quelle main est blessĂ© Ray Slide ?
– avez-vous fait exprĂšs ?
– la mĂšre et le pĂšre de Little Lou ont-ils un prĂ©nom ?
– si quelqu’un vous a dĂ©jĂ  demandĂ© ces prĂ©cisions ?
En espérant recevoir une réponse.
Merci et au revoir.
La classe de CM 2.

Bonjour Monsieur
Merci d’avoir choisi Little Lou pour vos CM2. et heureux que cette histoire leur plaise.
On m’avait dĂ©jĂ  fait la remarque de l’inversion de mains mais de façon moins documentĂ©e et mĂ©ticuleuse que vous le faites. Cela s’explique pour une raison de mise en page. J’ai en effet choisi de retourner l’image de la rĂ©pĂ©tition pour orienter mĂ©taphoriquement le piano vers l’avenir de l’enfant (Ă  droite) et j’ai bien sĂ»r assorti le texte. Mais, grave bĂȘtise, j’ai oubliĂ© du coup les autres images. Alors bravo aux enfants pour leur observation fine
 et autant pour moi!
Pour ce qui est des prĂ©noms des parents, non je n’en ai pas donnĂ© jugeant que Pa’ et Ma’ suffisaient (cf: point de vue narratif de l’enfant)
Merci pour ce courrier que je ferai figurer dans la rubrique FAQ de mon site si vous en ĂȘtes d’accord.
Amicalement
JC

 

28 CĂ©lia CAILLAUD (21 mars 08) adresse supprimĂ©e Ă  la demande de l’auteur des questions

J’ai dĂ©cidĂ© de prĂ©senter Little Lou (format album) au Concours de
Recrutement de Professeur des Ă©coles cette annĂ©e. C’est un plaisir de
le lire, le relire et pouvoir l’Ă©tudier avec des enfants… il offre
tellement de possibilitĂ©s d’exploitations pĂ©dagogiques! Cependant,
j’aurais quelques questions Ă  vous poser:

Merci CĂ©lia pour votre choix qui m’honore. Je rĂ©ponds Ă  vos questions dans l’ordre que vous avez voulu.

1 A qui s’adressent exactement vos remerciements?
Mes remerciements vont Ă  Buster Benton, musicien qui a longtemps accompagnĂ© Muddy Waters avant de faire une carriĂšre personnelle. Il m’avait tirĂ© d’un mauvais pas dans la banlieue de Chicago avec l’aide de Diane et Alice, ses amies. L’histoire serait un peu longue Ă  raconter et de peu d’intĂ©rĂȘt pour les lecteurs en dehors de l’anecdote rĂ©vĂ©latrice de la persistance d’un racisme inouĂŻ et inconnu chez nous. Je remercie aussi Rob Bowman, historien du “Centre d’Etudes pour le Folklore” de Memphis. Ce dernier m’a donnĂ© accĂšs Ă  des documents, des films rares et m’a rĂ©vĂ©lĂ© des aspects de la ville du blues et du R’n’B qui Ă  l’Ă©poque ne faisaient pas encore l’objet d’un exploitation touristique comme c’est le cas aujourd’hui. Je remercie Allen Eady, l’un des rares noirs qui travaillent dans l’Ă©dition Ă  New-York et qui m’a mis en relation avec “CrĂ©ative Education” qui maintenant s’appelle “Creative Company”. Allen n’avait pas paru surpris des nombreux refus essuyĂ©s lors de mes contacts avec des Ă©diteurs amĂ©ricains. C’est lui qui m’a fait comprendre qu’Ă  cette Ă©poque et c’est toujours le cas aujourd’hui, quand on a Ă  traiter d’une question qui relĂšve du monde noir on s’adresse Ă  un auteur noir sous peine de problĂšmes avec la critique en particulier dans le sud.
Je remercie Ă©galement Tom et George Peterson, mes Ă©diteurs courageux de Creative, ainsi que Donald et Cathy Zepp , amis musiciens qui ont traduit en amĂ©ricain mon texte et se sont prĂȘtĂ©s au jeu difficile d’Ă©crire dans le style populaire proche d’auteurs comme Chester Himes: crĂ©er Ă  postĂ©riori un faux original Ă  partir d’un texte qui se donnait les apparences d’une traduction.
Je remercie enfin Memphis Slim,” idole” de jeunesse que ce livre m’a permis d’approcher “pour de bon”.

2 Sur l’illustration reprĂ©sentant Lou avec Miss Blandish, on peut
remarquer le portrait de Mozart. Pourquoi regarde-t-il Lou en fronçant
les sourcils (d’un air sĂ©vĂšre comme Miss Blandish)?
Il s’agissait de montrer que cette musique n’Ă©tait pas d’un accĂšs ausi facile pour un enfant du ghetto de l’Ă©poque. Il lui a fallu faire des efforts, travailler sous deux regards exigeants: Bach et Miss Blandish. Et puis Miss Blandish c’est un peu ma prof. de piano quand j’Ă©tais enfant moi-mĂȘme et qui n’hĂ©sitait pas Ă  se servir de sa badine!

3 Sur cette mĂȘme illustration toujours, pourquoi avoir personnifiĂ© le
pot de fleur (Ă  gauche du piano)? Regarde-t-il Lou? Qu’exprime son
visage et pourquoi?

De la compassion: “tu en baves, comme je te comprends!”
C’est un petit rappel Ă  un album plus ancien “La vieille maison” sur le texte d’Andersen paru chez Nord-Sud Verlag. Les objets dialoguent avec le hĂ©ros de cette belle histoire don’t le thĂšme est la mĂ©moire.

4 Je sais que « taquiner l’ivoire » signifie jouer du piano ms qd Lou
dit: « …je reconnais que Miss B. a rĂ©ussi Ă  ne pas trop me
dĂ©goĂ»ter de l’ivoire. », j’avoue ne pas trop comprendre: fait-il rĂ©fĂ©rence Ă  cette
expression ci-dessus et ds ce cas pourquoi? ou fait-il référence au
passĂ© de la communautĂ© noire, cad l’esclavage avec l’ivoire en
rĂ©fĂ©rence Ă  l’Afrique?
Je voulais dire que Miss Blandish, en lui inculquant les bases de la musique classique europĂ©enne ne l’avait pas Ă©loignĂ© de la musique, de la pratique-plaisir du clavier (de l’ivoire donc) ce qui est souvent le cas lorsque l’on met le niveau d’exigence, trop haut et trop vite.

5 CrĂ©ative Education est une maison d’Ă©dition amĂ©ricaine ms de quels
Etat et ville est-elle originaire?
Comme je vous l’ai dit plus haut c’est aujourd’hui “Creative Company” qui se situe dans le Minnesota, dans la petite ville de Mankato. Une petite maison familiale qui continue Ă  faire des albums excellement produits avec Etienne Delessert comme directeur artistique.

6 Pourquoi Little Lou a-t-il Ă©tĂ© retraduit, pour ĂȘtre Ă©ditĂ© chez
Gallimard? Pourquoi ne pas avoir pris votre texte d’origine en
français?
J’ai dĂ©jĂ  rĂ©pondu Ă  cette question auparavant mais pour ĂȘtre plus prĂ©cis: j’ai Ă©crit en français en me mettant dans la peau d’un traducteur d’un texte amĂ©ricain. Pour essayer de donner une couleur plus “authentique” Ă  ce rĂ©cit. Mais bien sĂ»r c’est mon texte original qui figure dans la version de Gallimard.

J’espĂšre que mes questions ne vous parraitront pas inintĂ©ressantes.
Merci Ă  l’avance de leur accorder du temps et prendre le temps de me
rĂ©pondre. (J’attends avec impatience Little lou Ă  Paris). CĂ©lia
Vos questions m’ont paru pertinentes et m’ont donnĂ© l’occasion de situer le contexte du travail ce Ă  quoi les lecteurs, surtout les plus jeunes, n’ont pas accĂšs en dĂ©pit d’un fort intĂ©rĂȘt, ce que je constate souvent lorsqu’il m’arrive de rencontrer des classes. Si vous en ĂȘtes d’accord je ferai figurer notre Ă©change dans la rubrique “FAQ” de mon site.
Lou Ă  Paris est en chantier, je ne sais quand il verra le jour mais en attendant vous pouvez venir entendre le “Little Lou Tour” en juin prochain Ă  l’Institut Charles Perrault Ă  Eaubonne.
Bien Ă  vous
JC

 

28 bis CĂ©lia Caillaud (9 janvier 12)

Bonsoir. La derniĂšre fois que je vous ai Ă©crit, c’Ă©tait en mars 08, j’Ă©tais Ă  l’IUFM de Limoges te je prĂ©parais Little Lou pour le concours de professeur des Ă©coles.
Je voulais vous dire que grĂące au coup de foudre que j’ai eu pour Little Lou, j’ai obtenu la note de 20 en littĂ©rature pour la jeunesse et que je suis aujourd’hui professeur des Ă©coles, mĂ©tier que j’ai toujours souhaitĂ© exercer.
PS: j’aimerais que mes questions et vos rĂ©ponses restent visibles sur votre site mais toutefois je souhaite que n’apparaissent pas mes adresses mail.
Merci. CĂ©lia
Ma rĂ©ponse Ă  ce courrier s’est Ă©garĂ©e mais nul doute qu’elle devait ĂȘtre Ă©logieuse.

 

29 Karim Benouahlima (21 mars 08) pifkar@free.fr

Bonjour, prĂ©parant le concours de professeur des Ă©coles et Ă©tant en stage avec une classe de CM2, j’ai choisi avec les enfants d’aborder la lecture de votre album « Little Lou » que nous apprĂ©cions beaucoup.
Je me permets donc de vous poser une question suite Ă  une interpellation d’Ă©lĂšve:
Cet Ă©lĂšve en question me demanda ce que voulait dire:  » Dieu ayant fait l’homme Ă  son image…il y a pas mal de chance pour que le seigneur aime la musique. »
J’ai essayĂ© de rĂ©pondre tant bien que mal pour qu’ils comprennent tous mais ce n’Ă©tait pas Ă©vident.
Comment aborderiez-vous cette explication avec des Ă©lĂšves de CM2?
Bonjour Karim. Merci d’avoir choisi « Little Lou » pour travailler avec vos Ă©lĂšves de Cm2
Pas simple en effet de répondre. Mais je vais essayer.
On pourrait dire à cet élÚve que la communauté noire, comme toute la société américaine à cette époque, était profondement croyante
et que, comme il est Ă©crit dans l’ancien testament « l’homme a Ă©tĂ© fait Ă  l’image de Dieu », la communautĂ© qui vit avec Lou admet cela sans l’ombre d’un doute.
Cet enfant peut parfaitement ne pas croire ou adhĂ©rer Ă  une autre religion. LĂ  n’est pas la question. C’est simplement un fait historique.

Question subsidiaire: Que dire face à un jury qui me demanderait comment aborder la référence à Dieu avec des élÚves alors que la laicité est une de nos valeurs?
Je vous en remercie d’avance
Je suis persuadĂ© que votre jury sera le premier Ă  prĂŽner que la laĂŻcitĂ© n’est pas l’Ă©vacuation de la question religieuse. C’est tout le contraire car chacun est libre de croire, d’ĂȘtre athĂ©e ou agnostique. En revanche il est de la mission de l’Ă©cole d’enseigner l’histoire de l’humanitĂ© aux futurs citoyens et donc d’aborder la question des religions. Des Cm2 me semblent prĂȘt Ă  aborder ces faits, il faut trouver les mots justes bien sĂ»r, mais lĂ  c’est votre profession, votre affaire de « passeur ».
Mais certes, cet album ne fait rĂ©fĂ©rence qu’Ă  la religion chrĂ©tienne. Aussi je suggĂšre que d’autres textes, et il n’en manque pas, parlant des autres religions, soient abordĂ©s en parallĂšle avec celui-ci. Par exemple des textes sur les religions animistes qui Ă©taient celles des ancĂȘtres de Lou avant d’ĂȘtre amenĂ©s de force en AmĂ©rique. Le fait que ces esclaves aient Ă©tĂ©s par force contraints d’abjurer leur croyance me semble une question grave et qui peut ĂȘtre posĂ©e devant des enfants.
Je vous signale que dans « la Route du Sud », la suite de Little Lou il est fait allusion au cÎté mystique et mystérieux du blues, la gamme pentatonique ayant des vertus nombreuses et encore mal expliquées sur l' »Àme » (voir aussi sur cet aspect, le trÚs beau livre de Leroy Jones « Le Peuple du Blues ».
Je ne sais si cela vous aidera mais il m’intĂ©resserait de connaĂźtre l’issue de votre rencontre avec les membres de votre jury.
Si vous n’y ĂȘtes pas opposĂ©, j’aimerais assez que votre question figure dans la rubrique FAQ sur « Little Lou » de mon site.
Bien Ă  vous et bonne chance.
JC

 

30 HĂ©lĂšne Ha (29 juil. 08) hahelene@free.fr :

Bonjour Monsieur Claverie,
Je viens de finir le livre « Little Lou » et je ressors charmĂ©e autant par l’histoire que la qualitĂ© des illustrations. Etant institutrice, votre livre Ă©tait dans le programme de mes lectures pour un exploitation pĂ©dagogique avec ma classe. Je suis aussi passionnĂ©e de Jazz et chante ponctuellement avec un copain pianiste.
Mais en lisant votre livre, j’ai vraiment Ă©tĂ© Ă©mue par votre style, l’amour que vous avez pour ces personnages, ça a Ă©tĂ© comme un « choc » pour moi. Je tenais Ă  vous le dire, car c’est la premiĂšre fois que j’ai Ă©tĂ© aussi touchĂ©e par un livre Ă  lire pour ma classe!
J’aime surtout la page oĂč on voit Earl Golson donner les leçons Ă  Little Lou. J’aimerais par ailleurs trouver une affiche de cette magnifique illustration). Je ne sais pas si vous pouvez me renseigner.
Un grand merci pour votre travail, cela fait du bien de fire de telles rencontres. Bonne continuation. HĂ©lĂšne Ha (Seine et Marne)

Merci HĂ©lĂšne
Ce que vous me dites me fait bien plaisir, le mĂ©tier d’auteur/illustrateur Ă©tant une activitĂ© de solitaire.
Il n’y a malheureusement pas d’affiche de cette image
mais une affiche qui se trouve sur mon site et qui reproduit la couverture.
Nous partageons donc ce mĂȘme plaisir de la musique car moi aussi je chante.
Peut-ĂȘtre que la suite de Little Lou: « La Route du sud » vous plaira aussi.
Bien Ă  vous et bonne vacances
Jean C

 

31 Chantal Lecointe (mars 11) lecointe.chantal@orange.fr

Bonjour M. Claverie,
Nous (mes enfants et moi) avons eu le plaisir d’assister Ă  un de vos concerts Ă  Poix de Picardie il y a maintenant quelques annĂ©es (2 ou 3 tout au plus).
A l’Ă©poque, nous avons apprĂ©ciĂ© la musique, ma fille Justine d’ailleurs avait souhaitĂ© acheter le CD Little Lou Tour. Quant Ă  mon fils Eliott, il a choisi d’acheter le livre Little Lou Tour. Vous leur avez gentiment fait des autographes sur des gardes page qu’ils ont prĂ©cieusement conservĂ©.
J’avais dĂ©jĂ  constatĂ© que Justine semblait attachĂ©e Ă  son CD mais lĂ  oĂč j’ai vĂ©ritablement Ă©tĂ© Ă©tonnĂ©e c’est quand elle est revenue de l’Ă©cole en m’annonçant qu’elle devait rechercher des infos sur le jazz. J’ai bien Ă©videmment allumĂ© l’ordinateur pour lui situer les origines etc. J’ai Ă©galement sorti mon coffret de CD de jazz et blues et commencĂ© Ă  lui faire Ă©couter quelques morceaux qui me semblaient ĂȘtre des incontournables. Elle n’a pas semblĂ©e renversĂ©e ! Le lendemain elle est revenue me voir me demandant si Little Lou Tour c’Ă©tait du jazz. Alors lĂ  j’ai vraiment Ă©tĂ© impressionnĂ©e.
Alors je vous dis un grand merci, car grĂące Ă  vous, ma fille a fait connaissance avec le jazz. C’est vraiment trĂšs agrĂ©able pour une maman de constater que son enfant dĂ©couvre la musique de cette maniĂšre. Mes enfants aiment partager des choses avec moi mais en matiĂšre de musique ils s’initient seuls.
Justine a choisi comme thĂšme pour son exposĂ© le « Little Lou Tour ». Je me doute bien que vous ĂȘtes Ă©normĂ©ment sollicitĂ©s mais si un jour vous avez l’occasion de lui envoyer un petit message, je suis persuadĂ©e qu’elle sera ravie.
bonne continuation en espĂ©rant avoir l’occasion d’assister Ă  nouveau Ă  un de vos concerts
Chantal Lecointe
maman de Justine (bientĂŽt 10 ans, le 11/03/11), Eliott (8 ans) et LĂ©onard (bientĂŽt 3 ans)

Merci Madame pour ce gentil mot.
C’est le genre de courrier qui fait du bien.
Il est un peu tard mais je vous souhaite à vous et à Eliott et Justine une belle année
Jean C

 

32 Christine Jouanique (octobre 13) <c.jouanique@free.fr>

Bonjour cher Monsieur,

Nous nous sommes lancĂ©s un collĂšgue et moi, dans une aventure sur le blues :  » les chemins du blues  » que nous espĂ©rons devenir des croisĂ©es de routes enrichissantes pour nos Ă©lĂšves (CE2 du 14e arrondissement de Paris), pour les personnes Ă  qui nous faisons appel et pour nous-mĂȘmes. Aussi, en avançant dans notre dĂ©marche, des questions restent en suspens ( Et d’autres ne manqueront pas de surgir …). Aussi je me permets de vous les poser et je vous remercie d’avance pour vos rĂ©ponses.

PremiĂšre de couverture :
1 aquarelle certainement plus que pastels ? mais je n’aimerais pas faire une erreur de prĂ©sentation.
Oui il y a aquarelle et pastel. Je combine les deux techniques trĂšs souvent; petites surfaces en lavis (jus d’aquarelle)et plus grandes surfaces en pastel
2 est-ce vous qui avez créé la typographie du titre ?
Je fais toujours mes mises en pages et parfois je dessine les typos de titrage. Dans ce cas je cherchais un caractĂšre de cette Ă©poque et mĂȘme un peu antĂ©rieur. J’avais trouvĂ© dans un vieux catalogue Deberny-Peignot celui-ci dont malheureusement j’ai oubliĂ© le nom. Mais, comme souvent pour les Ă©chantillons, on ne donne que qq lettres. Alors j’ai redessinĂ© les lettres qui me manquaient dans le mĂȘme style ce qui n’est pas trĂšs difficile quand on a une formation typo.

Pages suivantes :
3 le  » ce qui devait ĂȘtre un camion autrefois  » est-il un chassis de Chevrolet ou de Cadillac aux alentours de 1910 ? Votre souci du de l’authenticitĂ© vous a fait sĂ»rement choisir un modĂšle.
LĂ  ce qui est drĂŽle c’est d’inventer un objet crĂ©dible. Une vieille guimbarde il faut que cela amuse le lecteur.
4 Quant Ă  la voiture de gangsters, s’agit-il d’aprĂšs le devant du capot et votre signature  » Claverie « , d’une Ford aux alentours de 1920/30 ?
Oui lĂ  c’est prĂ©cisĂ©ment celle qui a « inspiré » CitroĂ«n pour sa Traction.

5 En Ă©coutant l’interview archivĂ©e par l’INA, je n’ai pas saisi qui, de la communautĂ© noire ou blanche, allait, par des phĂ©nomĂšnes de racisme complexes, jeter des pavĂ©s dans la vitrine des libraires qui auraient distribuĂ© votre « Little Lou » ?
J’ai fait ce livre en 84, il a mis trĂšs longtemps Ă  ĂȘtre publiĂ©. A cette Ă©poque certains membres de la communautĂ© noire Ă©taient encore trĂšs violents et rĂ©agissaient lorsqu’ils jugeaient qu’il y avait appropriation ou rĂ©cupĂ©ration de leurs valeurs. C’est ainsi que le MusĂ©e DaSable Ă  Chicago passe en revue beaucoup de ces cas: cela va des Gollywogs (tĂȘtes de petits nĂšgres style Banania) Ă  des choses plus complexes comme la rĂ©cupĂ©ration de la musique noire par des blancs qui font du fric avec, laissant les auteurs sans royalties. En l’occurrence, selon le premier Ă©diteur amĂ©ricain pressenti, j’aurais (ou plutĂŽt il aurai)t Ă©tĂ© taxĂ© de rĂ©cupĂ©rateur de la culture noire Ă  mon (son) seul profit. L’Ă©diteur avaient donc envisagĂ© de faire figurer mon portrait (comme c’est toujours l’usage sur les jaquettes US) mais pris Ă  contre-jour de telle maniĂšre qu’on puisse me prendre pour un indien (j’avais Ă  cette Ă©poque la queue de cheval) ce qui aurait pu dĂ©tourner le soupçon de mĂ©chant blanc profiteur: un indien, minoritĂ© opprimĂ©e parlait d’une autre minoritĂ© et cela pouvait passer.

6 Votre premier Ă©diteur est bien l’Ă©diteur amĂ©ricain  » Creative Education  » ? « éditeurs courageux  » je suppose Ă  mettre en relation avec la question 5 ..
Oui mon Ă©diteur amĂ©ricain est bien « Creative Education », aujourd’hui « Creative Company » Ă  Mankato. Mais ce n’est pas celui qui a eu la maquette en main le premier. Baron’s partenaire de mon Ă©diteur anglais de cette Ă©poque s’Ă©tait donc dĂ©faussĂ© pour la raison Ă©voquĂ©e plus haut et c’est Alan Eady (responsable de collections chez Baron’s) qui m’a prĂ©sentĂ© Ă  Creative. Selon lui, seul un petit Ă©diteur et pas un Ă©diteur « main stream » pouvait publier ce livre.
Ces revirements multiples, maquettes, remaquettes et mise au placard ont fait que Lou a mis 5 ans a ĂȘtre publiĂ©.
Encore merci pour vos rĂ©ponses et merci pour l’Ă©criture de votre petit livre qui est une mine d’or !
Merci encore Ă  vous. Avez-vous lu « La Route du Sud » qui est la suite de « Little Lou »  je dessine en ce moment la suite, le 3Ăšme album: « Little Lou Ă  Paris » En voici une image car vous me semblez trĂšs calĂ©e en mĂ©canique. Merci de ne pas la mettre sur internet surtout.

 

33 Christine Jouanique (nov 13) <c.jouanique@free.fr>

Quel plaisir de pouvoir travailler en avançant dans l’Ă©tude d’un livre comme un voyageur qui dĂ©couvre une nouvelle contrĂ©e. Et en plus d’avoir des rĂ©ponses Ă  ses interrogations !
Merci encore.

Encore des questions (mais vous en aurez d’autres … en espĂ©rant que je ne vous ennuie pas !) :
1 Lou, abrĂ©viation d’un prĂ©nom, peut-ĂȘtre de musicien ou simplement le choix d’une sonoritĂ© ?
Lou pour « Loulou’s Back in Town » de Jimmy Smith morceau adorĂ© pour le swing. Et mon fils s’appelle Louis.
2 Miss Blandish, un clin d’Ɠil Ă  J.H.Chase avec son « Pas d’orchidĂ©es pour Miss Blandish » ?
Juste dans le mille
3 Le rĂ©vĂ©rend Pickett, je suppose que vous pensez Ă  Wilson Pickett …
Of course !

Hier, j’ai commandĂ© l’album « Little Lou » paru en 1990 pour comparer cette Ă©dition avec celle parue en « Folio cadet ». Également la Route du Sud, que je n’ai pas encore lue.
J’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le palan et le moteur de voiture ! Et la superbe radio ! Ce dessin, bien sĂ»r, reste Ă  la maison.
Merci

PS. En Ă©coutant en classe « Nervous » de Willie Dixon avec au piano, Memphis Slim, une de nos Ă©lĂšves a fait la remarque suivante :  » Je ne connais pas ce genre de musique mais c’est Ă©trange, elle m’a fait du bien. Comme si j’avais beaucoup de joie qui arrivait. »
Lui aussi sent bien « la musique qui guérit », paradoxalement, en parlant de choses pas toujours gaies.

 

34 Christine Jouanique (nov 13) <c.jouanique@free.fr>

Bonsoir,
 » Rob Bowman (born 1957) is a contemporaneous Canadian professor of ethnomusicology and a music writer. » (Wikipedia)
Nous supposons, mon collĂšgue et moi, que c’est de ce Bowman dont il s’agit. PlutĂŽt que du rĂ©alisateur de tĂ©lĂ©vision…
Nous avons aujourd’hui Ă©tudiĂ© la premiĂšre de couverture de Little Lou : couleurs, dessin, rendu du mouvement (un des Ă©lĂšves a dit : « on dirait que le corps du petit garçon vibre « ), mĂ©daillon (harmonica et cheval ailĂ© de Mobiloil).
Amitié,

Oui c’est bien lui Rob qui bossait Ă  l’Ă©poque au « Center for Southern Folklore » de Memphis.
Un garçon charmant, historien spĂ©cialiste du label Stax (Otis Reding, The Barkeys, etc
) qui m’a guidĂ© dans une ville dangereuse Ă  l’Ă©poque, me faisant visiter les lieux historiques.
Amusant cette rĂ©action de votre Ă©lĂšve c’est un peu l’effet que je recherchais en effet.